où bat le coeur ?
je suis d'un triste
sans poésie
d'une lumière affadie
par le temps
et l'écume au visage
bave-crapaud
la vie au fond
de la mare
sans appel
un canard
un coin-coin
d'un rien
même pas imperméable !
par eoline
publié dans :
au plus simple
0
recommander
ne me dites pas l'hiver le ciel et les "austère"
l'enfer où tout résonne dans nos coeurs sans étoile
laissez les ténèbres au fond d'elles-mêmes
la vie pousser à bras le corps, ou doucement
comme ce petit germe là
"Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la beauté.
Toute la place est pour la beauté. "
[René Char]
laissez-moi songeur agrandi par l'illusion
ou perdu qu'importe!
laissez nos yeux se perdre dans le vague
divaguer
le désert est habité
de ces espaces où tout semble figé fini
la vie palpite, cachée masquée peut-être
par ces yeux qui ne savent plus voir
"Et tant que tu n'auras pas compris ce "meurs et deviens",
tu ne seras qu'un hôte obscur sur la terre ténébreuse. "
[Johann Wolfgang von Goethe]
discerner l'en-dessous du dessus
peut-être sommes-nous à l'envers
lorsque nous croyons marcher droit
il n'y pas de route balisée
de sentier tout fait
chacun son chemin
son rythme, à son allure
"Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur
et
laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos. "
[Li-Cam]
ps : j'hésite à enlever ces trésors, je fais comment pour demander aux auteurs ?!
par eoline
publié dans :
au plus simple
5
recommander
écrire
souligner de présence
les absences continues*
ourler de bleu
le gris qui vous démange
la vie qui se dérobe
aller
vers cet envol au loin
puiser
à la source d'un rêve confus
les derniers éclats du jour
lessivée
face à toute cette absurdité
qui gagne du terrain
dans cette terre noyée
de sang et d'eau...
de vies et d'obus...
créer
dans cet espace petit
un petit coin
un mini quelque chose
de cafouilleux qu'importe
"un tiens vaut mieux que deux..."
animer d'un sourire
quelques yeux épuisés
ne pas cesser
jamais
quelque soit
cette capacité que l'on a
à s'autodétruire aussi
"cesser"
de ruminer
comme vache qui pisse
du mauvais lait
à pis aller
aller
de l'aigre
vers la saveur
un peu plus acidulée
sucrée
mettre cette pointe de piment
où le feu nous enjoint...
Aimer.
* ou contiguës
par eoline
publié dans :
au plus simple
0
recommander
parfois
Enfant,
que sait-on du jour qui fuit
de la lune irascible
de ces espaces où s'endorment
nos rêves finis, oubliés
vers quel pas de plus
quelle route amène
quel souvenir fécond
possibilité qui mène
et pourquoi donc ?
mon coeur est
ce balancier où s'échappent
des miettes de vie
aux miettes de mort
des émiettements
bruyants silencieux
il est cette ode
cette mélancolie
ce blues dans les hivers
qui tient chaud
et puis ce froid
cet allant vers
à l'envers
ce trouble parfois
jusqu'au néant
"impassible"
plus égayé
par un arbre majestueux
plus égayé
par un rire d'enfant
et puis,
quelques soulèvements
comme des battements qui reprennent
ces enfants qui m'aiment et viennent
et préfèrent jouer avec moi
comme si
comme si
je ne sais ?
j'ai dû oublier de vieillir
il y a peut-être un élan quelque part
un envol à prendre dans la terre des hommes
par eoline
publié dans :
au plus simple
1
recommander
j'aurai voulu
ciel de mes yeux pas tout à fait clairs
une page d'aurore
un gouvernail léger
une voilure aérienne
que les vents emportent
vers l'horizon failli
allumer les réve-rbères
un à un
s'échauffer aux pieds des lampadaires
sous la lune absente
créer son étoile bien plus grande encor'
loin du sang jailli
des foules à l'abandon
des terreurs d'oubli
des ventres plein d'air
loin de tous ces gris
créer la lumière
vers ces gris
là où la "terre" corrompt
là où la foule implore
que pleuvent cette pluie d'aurore
ces soleils factices
où l'âme se réchauffe encor'
juste un liseré vert
une poussière d'étoile
où l'homme pulse
du dedans (...)
par eoline
publié dans :
au plus simple
0
recommander
une chaise vide
une fenêtre ouverte sur le monde
dans un univers bancal
des feuilles qui dansent
dans le vent
encore accrochée
de ce vert...
le ciel est bleu
le soleil explose
de ses rayons
les murs
le calme est
dans le balancement
écrire cet instant
comme une miette accrochée
à une lumière
ne pas vouloir faire beau
mettre des mots convenus
des rimes étranglées
laisser le carré prendre place
le cercle s'espacer
la nuance écrasée
dans ces couleurs franches
dans ce dessin d'enfant
posé sur la table
la balançoire vide
se balance
par eoline
publié dans :
au plus simple
0
recommander
Donnez-moi une place au Soleil,
ou alors / tout juste,
un mince filet de Lune,
un paradis blanc où dormir...
par eoline
publié dans :
au plus simple
1
recommander
... ce grain de folie
je voudrais
parcourir l'espace
me laisser envahir
n'être plus cet ancrage
fixé quelque part
dans la lourdeur des corps
dans la douleur d'un présent
difficile
et pourtant...
pas énorme !
là où d'autres flanchent
où d'autres sont secoués
par le sort
la vie,
ce radeau inconnu
cette fièvre qui s'abat
cette lamentation lente
cet' "a cappella" seul
dans le vide
par eoline
publié dans :
au plus simple
0
recommander