Dimanche 25 mai 2008


où bat le coeur ?


je suis d'un triste
sans poésie
d'une lumière affadie
par le temps
et l'écume au visage
bave-crapaud
la vie au fond
de la mare
sans appel

un canard
un coin-coin
d'un rien
même pas imperméable !

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 24 mai 2008


ne me dites pas l'hiver le ciel et les "austère"
l'enfer où tout résonne dans nos coeurs sans étoile
laissez les ténèbres au fond d'elles-mêmes
la vie pousser à bras le corps, ou doucement
comme ce petit germe là

"Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la beauté.
Toute la place est pour la beauté. "
  [René Char]



laissez-moi songeur agrandi par l'illusion
ou perdu qu'importe!

laissez nos yeux se perdre dans le vague
divaguer

le désert est habité

de ces espaces où tout semble figé fini
la vie palpite, cachée masquée peut-être
par ces yeux qui ne savent plus voir

"Et tant que tu n'auras pas compris ce "meurs et deviens",
tu ne seras qu'un hôte obscur sur la terre ténébreuse. "
  [Johann Wolfgang von Goethe]



discerner l'en-dessous du dessus



peut-être sommes-nous à l'envers
lorsque nous croyons marcher droit

il n'y pas de route balisée
de sentier tout fait
chacun son chemin
son rythme, à son allure

"Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur
et
laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos. "
  [Li-Cam]


ps : j'hésite à enlever ces trésors, je fais comment pour demander aux auteurs ?!

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Jeudi 15 mai 2008


écrire
souligner de présence
les absences continues*
ourler de bleu
le gris qui vous démange
la vie qui se dérobe

aller
vers cet envol au loin
puiser
à la source d'un rêve confus
les derniers éclats du jour

lessivée
face à toute cette absurdité
qui gagne du terrain

dans cette terre noyée
de sang et d'eau...
de vies et d'obus...

créer
dans cet espace petit
un petit coin
un mini quelque chose
de cafouilleux qu'importe
"un tiens vaut mieux que deux..."

animer d'un sourire
quelques yeux épuisés

ne pas cesser
jamais

quelque soit
cette capacité que l'on a
à s'autodétruire aussi

"cesser"
de ruminer
comme vache qui pisse
du mauvais lait
à pis aller

aller
de l'aigre
vers la saveur
un peu plus acidulée
sucrée

mettre cette pointe de piment
où le feu nous enjoint...
Aimer.


* ou contiguës

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 11 mai 2008

 parfois


Enfant,

que sait-on du jour qui fuit
de la lune irascible
de ces espaces où s'endorment
nos rêves finis, oubliés

vers quel pas de plus
quelle route amène
quel souvenir fécond
possibilité qui mène

et pourquoi donc ?

mon coeur est
ce balancier où s'échappent
des miettes de vie
aux miettes de mort
des émiettements
bruyants silencieux

il est cette ode
cette mélancolie
ce blues dans les hivers
qui tient chaud
et puis ce froid
cet allant vers
à l'envers

ce trouble parfois
jusqu'au néant
"impassible"

plus égayé
par un arbre majestueux
plus égayé
par un rire d'enfant

et puis,
quelques soulèvements
comme des battements qui reprennent

ces enfants qui m'aiment et viennent
et préfèrent jouer avec moi
comme si
comme si
je ne sais ?
j'ai dû oublier de vieillir

il y a peut-être un élan quelque part
un envol à prendre dans la terre des hommes

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 9 mai 2008


j'aurai voulu
ciel de mes yeux pas tout à fait clairs
une page d'aurore

un gouvernail léger
une voilure aérienne
que les vents emportent
vers l'horizon failli

allumer les réve-rbères
un à un
s'échauffer aux pieds des lampadaires
sous la lune absente
créer son étoile bien plus grande encor'

loin du sang jailli
des foules à l'abandon
des terreurs d'oubli
des ventres plein d'air

loin de tous ces gris
créer la lumière
vers ces gris

là où la "terre" corrompt
là où la foule implore
que pleuvent cette pluie d'aurore
ces soleils factices
où l'âme se réchauffe encor'

juste un liseré vert
une poussière d'étoile
où l'homme pulse
du dedans (...)

 

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 4 mai 2008
une chaise vide
une fenêtre ouverte sur le monde
dans un univers bancal


des feuilles qui dansent
dans le vent
encore accrochée
de ce vert...



le ciel est bleu
le soleil explose
de ses rayons
les murs


le calme est

dans le balancement

écrire cet instant
comme une miette accrochée
à une lumière


ne pas vouloir faire beau
mettre des mots convenus
des rimes étranglées
laisser le carré prendre place
le cercle s'espacer


la nuance écrasée
dans ces couleurs franches


dans ce dessin d'enfant
posé sur la table


la balançoire vide
se balance
par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 avril 2008

...


Donnez-moi une place au Soleil,

ou alors  /  tout juste,

un mince filet de Lune,

un paradis blanc  où     dormir...

 

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 10 avril 2008

... ce grain de folie



je voudrais
parcourir l'espace
me laisser envahir
n'être plus cet ancrage
fixé quelque part

dans la lourdeur des corps
dans la douleur d'un présent
difficile
et pourtant...
pas énorme !

là où d'autres flanchent
où d'autres sont secoués
par le sort

la vie,
ce radeau inconnu
cette fièvre qui s'abat
cette lamentation lente
cet' "a cappella" seul
dans le vide

par eoline publié dans : au plus simple
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Calendrier

Septembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          
<< < > >>

Recherche

Créer un Blog

créer un photo blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus