vous êtes ce qui m'anime
cet orient où le coeur s'emballe
ce souffle ailé dans la mue d'un serpent
La louve prie sur sa montagne
la lune pleine et féconde
arrache un dernier râle à l'obscur
ressuscite, surgie d'entre les morts
explose de son chant d'enfer
de son antre lovée
la dilatation des corps
la chair poussée sur les os
et disloque les silences
à leurs balbutiements
laissant place à l'essence
dans cet entre-deux
dans cette "rivière sous la rivière" *