vers cet intérieur...
Dans ce gris forcené
dans cette bouche d'aurore
où l'immaculée naît
De ces "savants" anathèmes
à ces anachorètes foutus
de ce déversement des sens
où pluie crache
venin des temps anciens
revenir au flot jailli
aux fêtes "folasses"
loin de ces prie-dieu
en vrille
le genou le front
marbrés
où sont donc passés
nos coeurs
dans la tranche d'un temps
inaltérable
le parfum périmé
d'une aube qui pourrait
fleurir
loin de ces blancs-noirs
où tout s'extrapole
à nous juxtaposer
poser son oreiller tiède
sur la joue du temps
être dans l'inversion
de la syllabe faite
du verbe érigé chair
de.venir...
j'imagine un rire plein
une béance creuse
un appel du pied
vers l'infini serein
une heure où le temps
n'est plus un temps
mais un espace dilaté
et nos yeux dans ces murmures
presqu'envolés
je vois le jour qui défile
la nuit qui s'en va
cette incompréhension
de tout ce qui vient
ce chant dans le vide
il y eut des étés
à la peau burinée
des soleils cuisants
ces femmes aux ventres lourds
aux épaules tombantes
à l'ombre d'une ruelle
guettant les passants
le moindre détail faisant
ampleur
la moindre fille
un brin provocante
jugée,
mise au pilori
nous étions des étoiles
des souffles ensoleillés
des papillons prêts
à vivre jusqu'au bout
de la nuit
l'aile frétillante
un incendie faisait rage
dans ce désert
une vapeur d'eau, mirage
et l'illusion nous berçait