Mercredi 7 mai 2008
                                                                          vers cet intérieur...

Dans ce gris forcené
dans cette bouche d'aurore
où l'immaculée naît


De ces "savants" anathèmes
à ces anachorètes foutus
de ce déversement des sens
où pluie crache
venin des temps anciens


revenir au flot jailli
aux fêtes "folasses"
loin de ces prie-dieu
en vrille
le genou le front
marbrés


où sont donc passés
nos coeurs
dans la tranche d'un temps
inaltérable


le parfum périmé
d'une aube qui pourrait
fleurir


loin de ces blancs-noirs
où tout s'extrapole
à nous juxtaposer


poser son oreiller tiède
sur la joue du temps


être dans l'inversion

de la syllabe faite
du verbe érigé chair



de.venir...

par eoline
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Mercredi 7 mai 2008

...

                                                     ou Empeureur de l'Air

 


il nous faut
dissiper les malentendus
veiller au grain de
l'inconstant

naviguer sur ce fil mûs
funambules du vide

peser
chaque goutte-vie
au sablier
d'un grain doré

épuiser
cette cacophonie
jusqu'à l'ultime

où l'espoir
bousculé
le désespoir
désemparé
lovés tel un serpent
se mord la queue

se font et se défont,


être, ce "Conquistador
de l'Inutile" *  


* Werner Herzog pour le terme Conquistador de l'Inutile
et Empereur de l'Air
par eoline
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Mercredi 7 mai 2008

                                                                           

 


j'imagine un rire plein
une béance creuse
un appel du pied
vers l'infini serein
une heure où le temps
n'est plus un temps
mais un espace dilaté
et nos yeux dans ces murmures
presqu'envolés

je vois le jour qui défile
la nuit qui s'en va
cette incompréhension
de tout ce qui vient
ce chant dans le vide

il y eut des étés
à la peau burinée
des soleils cuisants
ces femmes aux ventres lourds
aux épaules tombantes
à l'ombre d'une ruelle
guettant les passants
le moindre détail faisant
ampleur
la moindre fille
un brin provocante
jugée,
mise au pilori

nous étions des étoiles
des souffles ensoleillés
des papillons prêts
à vivre jusqu'au bout
de la nuit
l'aile frétillante


un incendie faisait rage
dans ce désert
une vapeur d'eau,    mirage
et l'illusion nous berçait

 


 

par eoline
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