Dimanche 4 mai 2008
une chaise vide
une fenêtre ouverte sur le monde
dans un univers bancal


des feuilles qui dansent
dans le vent
encore accrochée
de ce vert...



le ciel est bleu
le soleil explose
de ses rayons
les murs


le calme est

dans le balancement

écrire cet instant
comme une miette accrochée
à une lumière


ne pas vouloir faire beau
mettre des mots convenus
des rimes étranglées
laisser le carré prendre place
le cercle s'espacer


la nuance écrasée
dans ces couleurs franches


dans ce dessin d'enfant
posé sur la table


la balançoire vide
se balance
par eoline publié dans : au plus simple
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Dimanche 4 mai 2008


elle est quelque part
installée dans l'espace qui ne dit mot
dans cet endroit où tout se terre
dans ce silence qui ne veut rien dire
et n'a l'air de rien

elle est là posée,
branche parmi les branchages muets
dans l'attente d'un vol
ou d'un pas

elle voudrait bien assoir sa vie
dans l'âtre réchauffer le coeur des autres
ses semblables, ses "siens"
dans l'espace clos d'un silence
dans l'espace chaleureux de voix accordées
ou d'un tintamarre d'un grésillement palpitants
vers ces rires où les anges semblent accourir
comme par magie

elle est quelque part
glissée sur ce blanc ni pur ni impur
sur cette terre sans nom
dans "se taire" encerclée
la lune et les étoiles passent
les saisons aussi

combien de soleils encore ?

combien de siècles à reconstruire
rebâtir recréer, toujours dans la nouveauté
"comme un sou neuf" !

elle est là dans l'attente
d'une heure qui viendra possiblement
branche parmi les branchages
arbre immobile dans la forêt immense
elle est l'arbre qui ne cache, la forêt

par eoline publié dans : fraction
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Dimanche 4 mai 2008


Il était sur la berge
Mêlé aux jonquilles
Sur sa veste à carreaux
Quelques brins d'herbe fraîche

Il avait dans les yeux
le reflet des eaux claires
Le rire et le pleur
Chantés par sa bouche

Il scrutait vers où
L'eau s'écoule sans bruit
Juste le murmure
de quelques feuilles prises

Il était sur la berge
Et moi dans ses mains
Par je ne sais quelle folie
Evadé de mes rêves

Lula

que vous pouvez trouver ici :
http://www.accents-poetiques.com/agorasv6/showthread.php?t=1844

par Lula publié dans : extraits
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Dimanche 4 mai 2008

                                                                                                    vers cet instant

Je me laisse
glisser sur la feuille
Lombric
désespérant de lenteur
dans la cage thoracique du coeur

J'imagine
un pays sans paysage
une déviation
dans la route gloutonne

Tout s'imbibe
   Tout se ramifie
et le vert et le gris
et l'allant
   vers l'envers

Je voudrais
succédané de vie
une embouchure
au coin de l'oeil
un coquelicot surgi


 

par eoline
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