on peut blesser
avec soi-même
on peut blesser
juste avec des mots
et les silences !
on ne se sait
on se perd souvent
dans le cadran
d'une heure indéfinie
dans le bousculement
des "hommes"
on voudrait bien
tenter
l'amalgame
l'aller
- les cases où
chaque
chose
est à sa place
où
l'être ne se dérobe
ne
déborde
et sait
toujours
ou du
moins
a
cet air de "se savoir"
je me perds
comment m'inscrire
dans un moule
fugitive
je suis dans le provisoire
qui se soulève
dans la mousse et le lichen
dans le "heurté" aussi
je voudrais tant
parfois
asticot posé là
parmi mes vers rongés,
rongeant
mes morceaux
d'âme
embrouillée
mes corps sans ciel
je ne suis qu'un pas
de plus
sur le parvis gris du monde
vers ces églises in-fréquentées
vers ces mouvements immobiles
où le regard voyage
et se dépose
prenant élan toujours
face à
la nuit qui s'annonce
s'amoncèle
dans cette fumée sortante
de ces narines où tout crache
en silence
l'expiration ,
expectative-expectorante
j'observe ce lampadaire,
ma nouvelle lune !
mon étoile dans l'obscur
ma sans-prière