à l'aveugle
il y eut ton ciel tout sourire
ton espace défilé
ton gré du hasard
plus certain qu'incertain
et cette parodie où l'ombre se jouait,
de nous ! masquée
je devine les ombres
au gré de ton silence
les "manquements"
cet appel d'air
qui jamais ne se rassasie
cette soif ! sans soif, aussi...
il y a la lame tranchante
l'eau qui ne se brise jamais
puis le sel restant
sur la joue, dentellière
de ces dentelles je prends
chaque goutte de ciel
de cette armée sanguine
où pulse ton coeur douloureux
un grain de sable, peut-être ?
dans l'eau jaillit
vers ce liseré vert
toujours incompris
J'imagine
ta force
ce qui te pousse
cette pulsation du dedans
au dehors
ce souffle projeté vers
l'Autre
cette lumière dilatée
cette grandeur d'âme
ouverte et fermée à la fois
pleine et creuse parfois
je t'imagine
pense
et aperçois
ce mot
cet élan
cette vigueur
ce souffle presqu'essoufflé
ce coup de talon
comme un dernier tremplin
toujours repris
presque - presque
au dernier moment
et
la lumière
fuse !
parterre et sur les toits
dans la danse de tes heures
parfois troubles
dans la danse de tes regards
parfois hagards
dans cette prise avec l'instant
l'urgent, le vif
le passé - les heures
dans cette prise avec l'hiver
les froidures les rigueurs
dans cette prise avec...
et la lumière !
j'imagine ce pas qui te suit
sans trace
te prend par la main muet
cet espoir qui se donne
bec et ongles
s'arrache au néant
je t'imagine... oui
!
peut-être pas si hasard...
ÉCHO de Frank Nicolas
à la présentation de Christian Bobin
de décembre 2006: rencontrer l'ange par Sabine Chagnaud
Lettre ouverte à Christian BOBIN....
Monsieur Christian BOBIN,
" …Et puis un jour il y eut vos mots, vos paroles de mots.
Des petits livres.
Dans le fracas de la vie quelques gouttes de transparence lumineuse ont ébloui le chemin d’errance. La brise des mots a chassé les ombres, le ciel s’est irisé d’espérance. Comme si de toute
éternité j’avais attendu cette voix...
la suite ici : http://www.francopolis.net/francosemailles/Bobin-Nicolas.html