(la nuit de l'esprit)
quelque chose comme...
" Je suis ce ciel putride
cette bouche dégoût
l'envers des décors
Quand
tu croyais observer le ciel
tu ne regardais qu'en bas
Quand
tu priais tes lumières
je m'abreuvais à la tienne
Tu ne faisais que réfléchir
ce que déjà je possède
ce qui déjà m'est !
Voici mon dernier jais
où s'abîment vos silences
où résident vos cataclysmes
intérieurs et futurs
Frayeurs sans nom
Il fût un temps où l'aube partait
sur les chemins ailée
de ce balancement de blanc
où s'estompent vos couleurs,
Je prends, je pends ! "
elle était toi
elle était bohème
tremblée et souvenance
un souvenir égaré
dans le creux d'un délié
elle était la douceur printanière
le souffle du renouveau
lieu où germe renaît de ses cendres
elle était cet espace habité
ce vide qui pulsait
ne demandait qu'à naître !
elle était ce ballottement soudain
cette capitale capitulée
d'un nom où le non-mur reflète la vague
elle aurait pu, danser courir
être cet ange en sommeil
cet écueil tout sourire
dans la bouche du néant
rompu.
par les maux de la vie
par la joie d'un silence
d'un sommeil sans borne
dans le glissement d'un visage
partie
comme un dernier ciel
une présence
vers ce champ sans étoile
une souvenance de bleus
là où fleurit le muguet
tout est
dans l'inachevé
dans le furtif
dans le sans-heure
tout voyage
vitesse croisière
sans escale
pas de trou d'aise
de trou normand
d'espace où se refaire
une santé !
tout divague
et ma plume et mes noeuds
plus rien n'a l'air de rien
même le papillon devient dingue
(dengue)
par eoline
publié dans :
errance
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