Mardi 15 juillet 2008


j'ai laissé les lumières d'un ciel se défaire
les pluies d'un arc-en-ciel s'effondrer,
j'ai érigé barrières, murs, semblances, espoirs,
je joue dans la partition un pas en avant,
des millions en arrière
je laisse l'espace fouetter les airs, me descendre
à mesure

des oiseaux nichent aux creux des arbres, tout en haut
des amis se tiennent par la main, chemin faisant,
des regards s'illuminent aussi, quelques fois

je suis dans l'espace moucheté, des ombres,
qui ne veut, s'approcher, trop près, abîmer le tableau

Proustien, s'il en est !

...

J'ai laissé un banc derrière moi,
l'amour plane partout autour de moi,
ma pire perte : perdre ceux que j'aime,
mon pire défaut : effacer les liens amis
ne pas trop s'attacher, toujours une montagne
dans le dos

de trop de loyauté , de trop d'amour,
aime-t'on jamais trop ?

(aimer mal, oui, mais aimer)

où la blessure ?
les rires escarpés ?
sur la vie-scie, bouée dégonflée

un banc de poisson
mon verre, un vert particulier.
Une vague-remugle :

"Proust et son questionnaire aux orties" ,

je garde la "madeleine" *


où j'aimerais habiter ? dans ce pays sans nom,
où l'homme vous observe, aveugle, comprenant....
l'habit porté,


* " Elle est née en 1923, de son nom de jeune fille Bobillier, patronyme très courant dans la région. Son père s'appelait Abel Bobillier. Elle s'est mariée avec André Proust, né en 1920 et originaire de
Frazé (Eure-et-Loir). Elle l'a connu alors qu'il était militaire et fuyait les Allemands durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce dernier décède à l'âge de 51 ans des suites d'une maladie rénale. Aucun enfant ne naîtra de cette union. Elle a au moins une sœur, « La Paulette ». Un de ses voisins est « Le Ricet. » C'est à ce dernier qu'on doit, selon Madeleine, l'adage suivant :


« Quand on voit c'qu'on voit et qu'on sait c'qu'on sait,

on a bien raison d'penser c'qu'on pense et puis

d'ne rien dire ! » " *



* http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Madeleine_Proust

 

par eoline publié dans : d'humeur "brouillon"
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Mardi 15 juillet 2008


" Il y a un tigre dans le chat. " [Joël Vernet]

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Lundi 14 juillet 2008


dans la nuit qui s'assigne au silence
les lèvres empourprées, véhémence
le rire en fuite... , écho sablier
les neiges d'été, époumonées

dans cette vie, râles, confins, absences
dans cette partition muette, semblances
dans ce vide où tout prend, pend !
dans ces catacombes en instan... , temps

dans ce tempo immémorial où l'âge n'est plus
vers cet avenir où le coeur... , déjà si nu
vers cette poussière, ce fil trop fragile
ériger des montagnes, oh combien fébriles

dans cette maladie, rongés, de l'os à la lie qui nous dégorge,
dans cette voix surfaite, à l'océan des mots... , juste de surfaces
vers ces étés tannés, le rire occis, la mine sans espace,
le crayon délité, broie, et s'engorge,

VASTE TROU DE MER


par eoline
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Lundi 14 juillet 2008




Deux yeux Amorphes
Regards Eteints
Page des jours Las


par eoline
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Lundi 14 juillet 2008


es-tu encore ici
au matin trempé d'oubli
disséminé

la fleur muette
s'en ira cocher
sur les galets

des poudres d'escampette

des fuites où la vie broie
tous ces colliers

perles scarifiées de doigts mortels
trempés
à la sueur perlée

par eoline
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Dimanche 13 juillet 2008


" De ta voix appuyée
tu cries pour dominer
la marée.
Avec le jour se lèveront
d'autres évidences...
Espoir que la nuit
que ta nuit
a une fin.

Tu as toujours rêvé d'un pont
ou d'un quai désert
humide                   maussade
où malgré tout
on t'attendait.
Tu as toujours rêvé d'un pont
dont tu ne voyais
ni les piles            ni l'issue. "

....

" Tu vas
ainsi à tous pareille
tu vas ainsi que vont les hommes
franchissant lentement
ce qu'ils espèrent eaux calmes
et n'est qu'entraves
et pièges. "


Agnès Schnell

par Agnès Schnell publié dans : un livre, un jour
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Dimanche 13 juillet 2008

j'aimerais retrouver une histoire, je ne sais plus où je l'ai lue autrefois
et je ne la trouve pas ! arg

elle était sympa, c'est l'histoire d'une fourmi
ça fait par ex. :
la fourmi avait sa patte (ou pied je ne sais trop comment était tournée l'histoire) coincée dans la neige

et elle demande à la neige : neige stp veux-tu fondre pour que je puisse retirer ma patte
et la neige de dire : il faut demander au soleil
puis :
soleil veux-tu faire fondre la neige pour que je puisse retirer ma patte qui est coincée dans la neige
et le soleil de répondre :
il faut demander au mur qui m'empêche d'envoyer mes rayons
et la fourmi de dire : mur veux-tu ... pour que le soleil envoie ses rayons à la neige, pour faire fondre la neige pour que je puisse retirer ma patte qui est coincée dans la neige
et le mur de répondre
ainsi de suite

j'aimerais vraiment la retrouver (sourire)

donc si quelqu'un connaît et peut me l'envoyer ce serait super !

par eoline
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Dimanche 13 juillet 2008




     Allongée sur le Tarmac, des rêves pleins la tête, le vent qui fouette sur sa peau endolorie, elle se consume. Dans les cendres d'un temps à venir, venues d'un temps passé, où la conjugaison ne se fait, qu'en composés disgracieux, vers un plus que parfait foutu, la page d'un présent d'attentes reléguée au quai de ces marchandises d'oubli, de ces rebuts foireux où le Trésor ne se partage plus. Fait d'égoïsme et d'arrivisme. Tout pare au plus pressé, à celui qui écrasera le plus de pieds, pour arriver en file de tête, un pied dans la tombe. Et le cortège suit.


     Toujours sur ce Tarmac, elle broie son Talon d' Achille, cette faiblesse qui ne veut pas faiblir, et la triture.


     Un soir elle rentrera, de ces voyages d'où on ne revient. Personne ne la verra. Personne ne saura. Ses plumes d'aigle soulèveront à peine, une brise incertaine.



Après elle, pense-t'elle,

le déluge sinon rien !



     De quel nombrilisme tordu, s'extrait-elle ? Le souffle coupé, la respiration déjà cassée par le grotesque, ce grotesque qu'elle représente. Et qu'elle s'inflige.


     Et ainsi elle affabule, monde de nuages, monde de pluie. Elle crée les saisons migratoires éperdues des amours retorses.


     Son monde est rêves, nuages blancs, princesse Lilas ; punaises cloutées sur le hall d'une entrée aux placards blancs.


     Elle ouvre un à un les tiroirs de sa tête, les compartiments de cet Envol stérile. Défait les noeuds, poussières, sous des néons blafards, qu'un Soleil n'éclaire même pas.


     Le Tarmac s'éloigne. Reste une place où s'inscrit, dans l'intervalle d'un vol : Ton Aile. Le "Je" t' Attends.

 

 

 

par eoline
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Samedi 12 juillet 2008


dans  "au début était le mort"


" (...) Cherché dans le cri bu en gorge,
entre giron d'infini et mamelles à l'étroit,
un vieux nid de tiédeur enveloppé de berceuses. (...) "

[Ahmed Zitouni]


j'évite de trop en mettre, peur qu'il me pende à mon tour !

par Ahmed Zitouni publié dans : un livre, un jour
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Samedi 12 juillet 2008

 


en écoutant, Aretha Franklin





tu vas étrange jour

chasseur de nuages

vers l'horizon cumulus

lessiver ce ciel peaux d'orages

laisser naître un arc-en-ciel

quelque chose entre feu et eau

une poussière rayonnante

dans le fil des jours



tu t'imagines Nuit Belle

L' Irréelle qui pulse

la Fée de sable

plutôt qu'un marchand

formel

un nid de rêves

vers où jaillir Sa flamme



il y eu une baguette

un recommencement

sans le recommencement

un oeil neuf

une beauté

ce conte conté dans la chambre

obscure

d'une petite fille aux petits doigts

potelés



elle écoutait ce canard enchaîné

l'oeil brillant

ce cygne qui ne se savait

et tu disais,


^v^


elle ne comprenait tout,

et tu reprennais doucement,

dans le fil du langage

tu retrouvais Enfance,


Intuition


le visage Nu

la peau rajeunie

vers ces saisons qui ne

s'éteignent jamais

ce Hors-saison inaltérable

(que nul ne peut détruire)

 


Cendres pour Cendres


dans les braises reprises


à la Nuit, à ta Nuit :

 


un rire jaillissait au petit matin

dans l'incompréhension

d'un mot écorché

et Oh combien "rigolo"

entre Kellogs - Culotte

deux rires confondus,

éclatés





La Maison Vibrait, Vivait

 

 Les Murs en tremblent enc Or '






par eoline publié dans : tranche de vie...
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