Vendredi 8 août 2008



"Peut-être qu'haïr, serait un moindre mal" Lucifer




Elle éclatait

  de ses doigts

les petites pulpes

de cette orange

sanguine;

elle aimait

les presser,




 le sang dilué



dans tes yeux petits, je t'ai vu disperser nos grandes montagnes, nos baromètres et le haro intérieur qui couve. Il y a des sels retenus, des horizons tombés avant l'heure. Et pourtant, tu continues de dire que la nuit est couverte de jour. Tu es, celui qui croit que "l'essentiel est invisible pour les yeux" (St Exupéry) quand à ce Saint Thomas, je ne sais. Chacun y va de sa rengaine, de son souffle lent, plein, vide... à nous évider. Nous sommes de grandes bouées dégonflées, à peine souffletée qu'un simple vent promène quand des rafales ne secouent. C'est à n'y rien comprendre. La Bulle d'un Océan t'appelle dans le Prisme...


C'est le coeur, recouvert de strates en strates, que l'être se "dés-opère", se désolidarise, à s'ossifier, seul, lui-même avec lui-même; peut-être que l'opération a lieu, sans le savoir. Tel cet Augustin avec cet Augustin à cet âge où l'on se retourne. (Quel âge?)


Aimer, pour quel balancement,

"chambardement" supplémentaire ?

vers quel exil encor' ?


Et je te vois petit, sève annonciatrice de nos fins ou éternels recommencements, la tête penchée, comme ça, pendant que la Fourmi, poursuit, et Toi, allongé sur l'herbe... verte (Qui ?)

 

par eoline publié dans : errance
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Vendredi 8 août 2008


Extraits :



" A trop chercher dans les ténèbres, dans les souches ou l'art d'agir devient tortueux comme un glas annoncé, j'accueille l'allant.

Et même si les limites me sabordent, j'apprivoise toujours les lumières, l'éclat vif des rocs proéminents. "

(...)


par Sylvie Bousquet


la suite ici :
http://s-b.hautetfort.com/archive/2008/04/11/vains-sens.html


Livre publiéhttp://www.thebookedition.com/sylvie-bousquet-traces-d-encre-p-1527.html


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Vendredi 8 août 2008


Extraits :

Laissez-moi" Il en est comme d'un visage. Les autres ne voient qu'un visage; mais soi, l'on sait à quel instant précis la courbe du nez, au lieu de continuer sa ligne idéale, se casse imperceptiblement pour dessiner un nez ordinaire; on sait que, de près, le grain de la peau est gros avec des points noirs; on a trouvé la tache des yeux qui par moments éteint le regard, et le millimètre qu'a, en trop, la lèvre pour être distinguée. Ces petites irrégularités, on a envie de les embrasser plus que les perfections, parce qu'elles sont pauvres et qu'elles font que ce visage n'est pas celui d'un autre. ".


" Mais, un jour, je sentis que Bébé n'était plus (...) il était entré dans un "milieu" et ne comprenait plus l'homme qui se tenait à l'écart (...) Bébé était mort et c'était Bébé que j'aimais. Mais celui qui restait lui ressemblait tellement que l'illusion demeurait, et je ne renonçais pas. On ne se sépare pas de son double en quelques instants parce qu'il a brusquement disparu. On poursuit son image, son souvenir; on souhaite s'être trompé (...) "


" N'y a-t-il pas chez vous, même quand vous paraissez vous effacer, une petite fatuité assez précise qui ne renonce pas ? "


" Oui, il est très tard; je viens d'éteindre la lampe pour laisser entrer dans ma chambre la lumière de la nuit. "


 Marcelle Sauvageot 

http://www.evene.fr/livres/livre/marcelle-sauvageot-laissez-moi-10597.php


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Jeudi 7 août 2008


ne me laissez-pas prendre ombrage

de cette parole absurde, de ce silence sans aile

que l'hirondelle fasse toujours ses printemps

quand la pie, "noir et blanc", nous essaime


migration d'hommes et d'âmes,

migratoire, de nos maux déboires,

de nos fusils, tirés, à la va-vite


je te vois, oeil qui s'imbrique,

dans la cascade d'une vitre,

première plongée, dernière coulée,

et le désir-lave, à peine frôlé


il croule sous nos mots,

des horizons... atteints

 

 

par eoline
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Jeudi 7 août 2008


vers nous, les étoiles qui ne meurent,

 

 vers nous, la poésie de l'absurde qui chante
 et acclame, malgré
 vers nous, ces vers en partance vers d'autres vers,
 moins risibles, eux !
 et ce front qui s'éponge dans la chaleur moite

d'un jour tiède

tu allais sirène, au gré des vents,

vers ces flots étendus,
toute l'immensité devant,

il allait, succombant à ton chant,

vers ces abîmes, irrésistibles abîmes


que de noirceurs,

en surface.

par eoline
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Mardi 5 août 2008


elle était fleur

pétale

absence et confus.


laisse-moi,

recul des heures,

compagnie des voix,

dans la lune étranglée


le rire dérangé,


l'envol de nos années,

dans le souffle tenu,

d'un rien


peut-être un jour occis,

revenus de cet endroit,

versés vers ce versement

dans ce sans-cesse

épongé


va !

ne te retourne pas

aimer, c'est toujours,

se frotter par-dessus les murs,

et se jeter à l'hiver


la peau retournée


mue,

laisse-moi

compagnie des heures

dans le rire sans voix


l'âme d'une enfant ravivée,


entravée

 

par eoline
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Mardi 5 août 2008



laissez-moi trembler, valser, dans tout ce qui déroge à la règle

me fondre, me fendre, m'écarteler si cela me chante,

je préfère mes inepties aux vides, mes fuites, au broiement silencieux,

à tout ce qui couve et brûle, voudrait éclater


je vois deux yeux noirs profonds, comme des cailloux, ciseaux,

dans la brûlure d'un jour, atteinte, de ce festif in-festif, de cette vie

infestée, fausse joie dur-ante, et le ciel saigne


de ces montagnes au pays du sahel, à l'aridité des coeurs,

des semblances, lorsque la planche à billets, décoche des sourires,

vends des âmes, dans les replis d'une enfant, qui, au fond...


et la poussière viendra vous soulever, de vos enchantements

de sable, de ces silences qu'on attable, dans ces coeurs surchargés

de pierres, et qui répètent inlassablement les mêmes cailloux,


un erg coincé, dans le pied d'un arbre creux,


je te vois petite fille dans ce ciel gronder,

je te vois, voix, et cette vox populi, qui dit,

et cet homme qui ne dit, masqué ! ...

et tous ces riens qui pleuvent,

dans des sourires sans yeux,


je te voix vois,


ma main tente en vain, où est passée la force,

où sont passées nos âmes ?

poids de plomb, poids de silence, et l' Ange-vain


de ces montagnes semi-arides, à ces palais chargés,

de ces coeurs ensevelis, vers d'autres ruisseaux aux pas légers,


je te voix vois !


et je voudrais "Roi", te voir Reine, Toi

princesse qu'on cueille avant l'envol

(... peut-être.)

 

 

par eoline
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Mardi 5 août 2008


des rêves s'ébattent à la tombée du jour

quelques êtres tremblent d'une clarté insipide

d'autres noient leur cafard dans le jour qui va poindre

par eoline publié dans : mini
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Samedi 2 août 2008

ver(s)t bois

Elle avait les yeux pétales

la peau couleur de blé

et c'est dans l'arbre fendu

qu'elle venait s'aliter

panser les plaies de l'âme


Elle allait folle

sur l'herbe

le pied nu

la bouche offerte

aux oiseaux de passage


Le coeur toujours aux aguets

rempli d'un rien

à l'affut, dans le fût

d'un chêne


se noyait par moments

attachée aux chaînes

du monde

plongeait dans l'ivresse

des profondeurs

pour rejaillir source

eau pure courant

transformé


Elle chahutait avec

les décors

était l'arbre et la

Feuille

la parcelle et l'immense


son visage

un paysage


son sillon

un parchemin


quelques traces

irréelles

mènent encor'

à ses pas de
                           ciel


par eoline
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Samedi 2 août 2008

...


je rêve

d'une pluie d'été

d'étincelles rieuses

dans des yeux pas tout à fait clairs

de chemins moins encombrés

 

 aimer        à coeur fendre

par eoline publié dans : mini
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