...
" Papillon noir démesuré
j'arpente rocailles grèves
et jardin clos, "
...
" Quelle ironie le fugace
quelle torture la finitude...
Tant me reste à parcourir !
La terre noire étouffe les germes "
...
Extrait de "Flâneries mythologiques" Inédit
Par Agnès Schnell :
http://lapoesiequejaime.net/a_schnell.htm
par Michel Devillers
publié dans :
Art.
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à nos musiques sans ciel , à nos parodies d'ombres
j'ai tremblé,
c'était un matin sans liberté aucune
parsemé,
quelques étoiles
quelques rites
sous la voûte glacée
appelé,
oui !
le liseré lointain
l'appel d'un pied incertain
ce quelque chose plutôt que
rien
habité,
les replis, contours,
jusqu'au fond, dans l'ourlet
du jour
puis la nuit,
restes de nos pas calfeutrés
vers l'oubli
en travers
" tournent les violons " (Goldman)
par eoline
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brouillonne
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hirsute
Un jour nous acclamerons le lourd le lourdingue et le lourdeau dans cette Folie ambiante Un jour nos pas seront de sable nos gestes de vent nos zestes de
riens Amers Un jour lessivés peut-être accrocherions-nous des branches aux branchies des étendards aux étendoirs dans le fil bancal rasoir rasés au plus près de nos peaux déjà étouffées
siphonnées Un jour peut-être
Il y a des Trésors quelque part une voile d'or à émanciper l'envol gracile d'un BOUM planté
un jour un SOS peint dans une peau rouge vociférera ruminera seul ces étés transis
un jour de ce baobab à cette peau inversée silencieuse l'étrangeté poussera lierre grimpant de nos maisons façonnées ratissées au peigne fin Un jour une enfant aux prés flottants viendra cueillir
l'herbe fumeuse de nos rideaux
et s'en fera peut-être... des tapis d'étoiles
par eoline
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délirium
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au sens insensé
de ce dernier radeau
embarqué
quand je repense à nous
au ciel qui s'en allait
à ces paysages lents
tout cela
me fait
l'effet
flou
d'un
vent
fou
sous ce mistral foutu
le sud prend
des accents de relents
de parfums flottants, mous
étang, et temps
le temps qui dissout
lui qui se joue et joue
à glisser des ombres
entre nous
laisser les corps
en attente
d'un vide plus grand
encor,
glisser,
quand je repense
au coeur lourd, le pas léger
à la mine tremblée, le geste sûr
la voix posée
je voudrais
nuage de feu, rêve en cheminée
remplir les cendres à nouveau
faire imploser l'os
tout éclater
raviver
nos heures frétillantes
nos minutes heureuses
hé ! papillon me dit la voix
la terre ne tourne
les êtres s'ébattent
débattent en vain
je voudrais
prendre racine dans les replis d'un arbre
m'enliser à la terre
sentir son humidité
sa voie me transpercer
de toute part et prendre envol
branchages muets
je voudrais
lettres en minuscules
remplir en capitales
nos voix sans grain
la feuille enfuie
au coeur lourd, le pas reprend
sa course folle
et cogne au mur
à la mine tremblée, le geste lourd
la voix défaite
l'hêtre n'est plus, l'arbre a foutu le camp
seule vers ce saule à l'ombre des étés
voir le jour fâner,
Neige d'oubli
Lettres ouvertes à Lucilius,
"Oui, tu feras bien, cher Lucilius :
entreprends de te libérer toi-même"
(Lettre 1, Sénèque)
les couleurs d'un ciel n'iront
dans l'obsession de ces silences
in'habités
nos yeux, pupilles sans éclats,
traînasseront,
leurs derniers pans de mémoire
fantôme
il devinera, sur la couche, en "surcouche"
la ténacité des coeurs,
l'envol déraciné,
le nécessaire mur épais