Mardi 12 août 2008


...


" Papillon noir démesuré

j'arpente rocailles        grèves

et jardin clos, "


...


" Quelle ironie le fugace

quelle torture la finitude...

Tant me reste à parcourir !

La terre noire étouffe les germes "

...


Extrait de "Flâneries mythologiques" Inédit



Par Agnès Schnell :

http://lapoesiequejaime.net/a_schnell.htm



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Mardi 12 août 2008
par Michel Devillers publié dans : Art.
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Mardi 12 août 2008
par Manitas de Plata publié dans : Musique
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Mardi 12 août 2008



à nos musiques sans ciel , à nos parodies d'ombres


j'ai tremblé,

c'était un matin sans liberté aucune


parsemé,

quelques étoiles
quelques rites
sous la voûte glacée


appelé,
                 oui !

le liseré lointain
l'appel d'un pied incertain
ce quelque chose plutôt que rien


habité,

les replis, contours,
jusqu'au fond, dans l'ourlet
du jour


puis la nuit,

restes de nos pas calfeutrés
vers l'oubli


en travers


" tournent les violons " (Goldman)



par eoline publié dans : brouillonne
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Lundi 11 août 2008

hirsute
Un jour nous acclamerons le lourd le lourdingue et le lourdeau dans cette Folie ambiante Un jour nos pas seront de sable nos gestes de vent nos zestes de riens Amers Un jour lessivés peut-être accrocherions-nous des branches aux branchies des étendards aux étendoirs dans le fil bancal rasoir rasés au plus près de nos peaux déjà étouffées siphonnées Un jour peut-être

Il y a des Trésors quelque part une voile d'or à émanciper l'envol gracile d'un BOUM planté


un jour un SOS peint dans une peau rouge vociférera ruminera seul ces étés transis


un jour de ce baobab à cette peau inversée silencieuse l'étrangeté poussera lierre grimpant de nos maisons façonnées ratissées au peigne fin Un jour une enfant aux prés flottants viendra cueillir l'herbe fumeuse de nos rideaux


et s'en fera peut-être... des tapis d'étoiles

 

par eoline publié dans : délirium
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Dimanche 10 août 2008


au sens insensé
de ce dernier radeau
embarqué


quand je repense à nous
au ciel qui s'en allait
à ces paysages lents
tout cela
me fait
l'effet
 flou
d'un
vent
fou
sous ce mistral foutu
le sud prend
des accents de relents
de parfums flottants, mous
étang, et temps
le temps qui dissout
lui qui se joue et joue
à glisser des ombres
entre nous
laisser les corps
en attente
d'un vide plus grand
encor,
glisser,

quand je repense

 

par eoline
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Samedi 9 août 2008


au coeur lourd, le pas léger

à la mine tremblée, le geste sûr

la voix posée


je voudrais

nuage de feu, rêve en cheminée

remplir les cendres à nouveau

faire imploser l'os

tout éclater


raviver


nos heures frétillantes

nos minutes heureuses


hé ! papillon me dit la voix

la terre ne tourne

les êtres s'ébattent

débattent en vain


je voudrais

prendre racine dans les replis d'un arbre

m'enliser à la terre

sentir son humidité


sa voie me transpercer

de toute part et prendre envol


branchages muets


je voudrais

lettres en minuscules

remplir en capitales

nos voix sans grain


la feuille enfuie


au coeur lourd, le pas reprend

sa course folle

et cogne au mur


à la mine tremblée, le geste lourd

la voix défaite


l'hêtre n'est plus, l'arbre a foutu le camp

seule vers ce saule à l'ombre des étés

voir le jour fâner,


Neige d'oubli

 

 

par eoline
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Samedi 9 août 2008


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Vendredi 8 août 2008

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Vendredi 8 août 2008



Lettres ouvertes à Lucilius,

"Oui, tu feras bien, cher Lucilius :

entreprends de te libérer toi-même"


(Lettre 1, Sénèque)


les couleurs d'un ciel n'iront
dans l'obsession de ces silences
in'habités

nos yeux, pupilles sans éclats,
traînasseront,
leurs derniers pans de mémoire
fantôme

il devinera, sur la couche, en "surcouche"
la ténacité des coeurs,
l'envol déraciné,
le nécessaire mur épais


par eoline
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