" Arrachement de l'aube
au piétinement des fibres
...
J'ai dans mes pas les élancements de terre
Et dans le sang les échappées de mer
... "
Corinne Pluchart :
http://corinne.pluchart.over-blog.com/
par Corinne Pluchart
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extraits
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comme vont les vagues
vers des soleils naissants
comme vont nos vies
vers l'abandon
cueillir le dernier rai
le premier jet
lumière d'un jour
dernier rayon
Peinture : Devillers : http://devillers.viabloga.com/peintures_2008.shtml
" Parez vous, dansez, riez - Je ne pourrai jamais envoyer l'Amour par la fenêtre. "
Arthur Rimbaud
" Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc ? " (Arthur Rimbaud) *
Bientôt l'heure
la Nuit ne vient
de ces heures
sortir fourbue
il n'est pas l'heure
de ces pays
de ces pas d'heures
où l'enfant naquit
déjà cuit
* http://pagesperso-orange.fr/arnet/pages/pages_E/Poesie/Rimbaud.htm
t'écrirais-je un jour
comme savent
écrirent
ceux qui parlent
j'ai perdu la langue
baigne encore
aux langes
des premiers
plis
aux derniers plis
j'ai perdu l'entre-deux
ce fil où adhère
la vie
il se pourrait que j'aille
sur le chemin ailé
fendre la vie
laisser le rêve en jachère
comme brûlent nos vies
l'enfant danse
chante hors-champ
il est dans un temps
hors-monde
dans un temps
hors-tempo
sa musique s'accorde
au coeur de nos immenses
il mesure nos pluies
nos déserts ravinés
toutes ces montagnes en creux
un rire s'entend
un chant s'arrête
les déserts submergent
par eoline
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brouillonne
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Extrait de lecture :
" A Cordoue, vers le coucher de soleil, il y a quantité d'oisifs sur le quai qui borde la rive droite du Guadalquivir. Là, on respire les émanations d'une tannerie qui conserve encore l'antique
renommée du pays pour la préparation des cuirs ; mais, en revanche, on y jouit d'un spectacle qui a bien son mérite. Quelques minutes avant l'angelus, un grand nombre de femmes se
rassemblent sur le bord du fleuve, au bas du quai, lequel est assez élevé. Pas un homme n'oserait se mêler à cette troupe. Aussitôt que l'angelus sonne, il est censé qu'il fait nuit. Au
dernier coup de cloche, toutes ces femmes se déshabillent et entrent dans l'eau. Alors ce sont des cris, des rires, un tapage infernal. Du haut du quai, les hommes contemplent les baigneuses,
équarquillent les yeux, et ne voient pas grand-chose. Cependant ces formes blanches et incertaines qui se dessinent sur le sombre azur du fleuve, font travailler les esprits poétiques, et, avec
un peu d'imagination, il n'est pas difficile de se représenter Diane et ses nymphes au bain, sans avoir à craindre le sort d'Actéon. - On m'a dit que quelques mauvais garnements se cotisèrent
certain jour, pour graisser la patte au sonneur de la cathédrale et lui faire sonner l'angelus vingt minutes avant l'heure légale. Bien qu'il fît encore grand jour, les nymphes du
Guadalquivir n'hésitèrent pas, et se fiant plus à l'angelus qu'au soleil, elles firent en sûreté de conscience leur toilette de bain, qui est toujours des plus simples. "
Prosper Mérimée : http://www.librio.net/Albums_Detail.cfm?ID=32089
par Prosper Mérimée
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