Mardi 26 août 2008



" Arrachement de l'aube
au piétinement des fibres

...

J'ai dans mes pas les élancements de terre
Et dans le sang les échappées de mer

... "


Corinne Pluchart :

http://corinne.pluchart.over-blog.com/

par Corinne Pluchart publié dans : extraits
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Lundi 25 août 2008


comme vont les vagues


vers des soleils naissants


comme vont nos vies


vers l'abandon


cueillir le dernier rai


le premier jet


lumière d'un jour


dernier rayon



Peinture : Devillers : http://devillers.viabloga.com/peintures_2008.shtml

par eoline
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Lundi 25 août 2008
publié dans : un blog/site, un jour
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Lundi 25 août 2008
publié dans : Musique
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Lundi 25 août 2008

...


" Parez vous, dansez, riez - Je ne pourrai jamais envoyer l'Amour par la fenêtre. "

Arthur Rimbaud

publié dans : citations, phrases...
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Lundi 25 août 2008


" Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc ? " (Arthur Rimbaud) *

Bientôt l'heure
la Nuit ne vient
de ces heures
sortir fourbue
il n'est pas l'heure
de ces pays
de ces pas d'heures
où l'enfant naquit
déjà cuit         

* http://pagesperso-orange.fr/arnet/pages/pages_E/Poesie/Rimbaud.htm

 

par eoline
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Lundi 25 août 2008


t'écrirais-je un jour
comme savent écrirent
ceux qui parlent

j'ai perdu la langue
baigne encore
aux langes
des premiers plis
aux derniers plis

j'ai perdu l'entre-deux
ce fil où adhère    
                              la vie


par eoline
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Lundi 25 août 2008


il se pourrait que j'aille

 

sur le chemin ailé

fendre la vie

laisser le rêve en jachère

comme brûlent nos vies


l'enfant danse

chante hors-champ

il est dans un temps

hors-monde

dans un temps

hors-tempo


sa musique s'accorde

au coeur de nos immenses

il mesure nos pluies

nos déserts ravinés


toutes ces montagnes en creux


un rire s'entend

un chant s'arrête

les déserts submergent

par eoline publié dans : brouillonne
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Lundi 25 août 2008


Carmen - Mérimée, Prosper - - 9782290335376Extrait de lecture :

" A Cordoue, vers le coucher de soleil, il y a quantité d'oisifs sur le quai qui borde la rive droite du Guadalquivir. Là, on respire les émanations d'une tannerie qui conserve encore l'antique renommée du pays pour la préparation des cuirs ; mais, en revanche, on y jouit d'un spectacle qui a bien son mérite. Quelques minutes avant l'angelus, un grand nombre de femmes se rassemblent sur le bord du fleuve, au bas du quai, lequel est assez élevé. Pas un homme n'oserait se mêler à cette troupe. Aussitôt que l'angelus sonne, il est censé qu'il fait nuit. Au dernier coup de cloche, toutes ces femmes se déshabillent et entrent dans l'eau. Alors ce sont des cris, des rires, un tapage infernal. Du haut du quai, les hommes contemplent les baigneuses, équarquillent les yeux, et ne voient pas grand-chose. Cependant ces formes blanches et incertaines qui se dessinent sur le sombre azur du fleuve, font travailler les esprits poétiques, et, avec un peu d'imagination, il n'est pas difficile de se représenter Diane et ses nymphes au bain, sans avoir à craindre le sort d'Actéon. - On m'a dit que quelques mauvais garnements se cotisèrent certain jour, pour graisser la patte au sonneur de la cathédrale et lui faire sonner l'angelus vingt minutes avant l'heure légale. Bien qu'il fît encore grand jour, les nymphes du Guadalquivir n'hésitèrent pas, et se fiant plus à l'angelus qu'au soleil, elles firent en sûreté de conscience leur toilette de bain, qui est toujours des plus simples. "

Prosper Mérimée : http://www.librio.net/Albums_Detail.cfm?ID=32089

par Prosper Mérimée publié dans : un livre, un jour
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Samedi 23 août 2008


elle vit                                               de rien

de ciel et d'éther

silence de cathédrale



le noeud se répand

la bouche s'enserre

l'étau peuplier

dégage peu à peu

ses branches


elle respire

et l'humus

la tête enfouie


 

vers ces lointains

que tout essaime


visage de sable

 

par eoline
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